Que faire après la chute d’un parent âgé ?

Que faire après la chute d’un parent âgé ?

Mis à jour le 2 octobre 2026. Ces conseils sont généraux et ne remplacent pas l’avis d’un médecin. En cas d’urgence, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

L’essentiel en 30 secondes

  • Sur le moment : ne relevez pas la personne trop vite. En cas de douleur, de choc à la tête ou de malaise, appelez le 15 ou le 112.
  • Dans les 24 heures : consultez le médecin, même si tout semble aller bien.
  • Ensuite : trouvez la cause, sécurisez le logement, installez une téléassistance.
  • Une chute n’est jamais anodine : c’est souvent un signal d’alerte.

Le téléphone sonne, ou vous trouvez votre mère au sol en arrivant : la chute d’un parent âgé est un moment de stress. Voici, dans l’ordre, ce qu’il faut faire tout de suite, dans les heures qui suivent, puis pour éviter que cela recommence.

Après une chute : quatre étapes, sur le moment, dans les 24 heures, les jours suivants et pour la suite, avec les bons réflexes pour chacune

1. Sur le moment

Rassurer et observer avant tout

Parlez calmement à votre parent et ne le relevez pas précipitamment. Demandez-lui s’il a mal, où, et s’il se souvient de la chute. Regardez s’il saigne, s’il a une déformation d’un membre, s’il a du mal à parler ou à bouger.

Quand appeler les secours

Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 si votre parent :

  • a une douleur importante, notamment à la hanche, au dos ou à la tête ;
  • s’est cogné la tête, surtout s’il prend un traitement qui fluidifie le sang ;
  • a perdu connaissance, a fait un malaise ou paraît confus ;
  • ne peut pas bouger un membre ou n’arrive pas à se relever ;
  • est resté longtemps au sol avant d’être trouvé.

En attendant les secours, couvrez-le pour qu’il n’ait pas froid et ne lui donnez ni à boire ni à manger.

S’il n’est pas blessé : l’aider à se relever

  1. Laissez-le d’abord reprendre son souffle quelques minutes.
  2. Aidez-le à se tourner sur le côté, puis à se mettre à quatre pattes.
  3. Approchez une chaise stable : il pose les mains dessus, avance un pied, puis pousse sur ses jambes.
  4. Il s’assoit sur la chaise et se repose avant de faire quoi que ce soit.

Ne le tirez pas par les bras : vous risquez de vous blesser tous les deux. S’il n’y arrive pas, appelez de l’aide.

2. Dans les 24 heures

  • Prévenez le médecin traitant et prenez rendez-vous, même sans blessure visible. Une chute peut révéler un problème de santé (tension, médicaments, vue, équilibre).
  • Notez les circonstances : heure, lieu, ce qu’il faisait, chaussures portées. Ces informations aideront le médecin.
  • Surveillez l’apparition d’une douleur, d’une somnolence inhabituelle ou d’une confusion, surtout après un choc à la tête.
Médecin recevant un patient âgé en consultation
Après une chute, une consultation permet de rechercher une cause médicale. Photo : Vitaly Gariev / Unsplash

3. Les jours suivants

Trouver et corriger la cause

Tapis qui a glissé, couloir sombre, baignoire à enjamber, chaussons usés ? Corrigez tout de suite ce qui a provoqué la chute. Notre checklist anti-chute pièce par pièce vous aide à faire le tour du logement.

Installer une téléassistance

Après une chute, c’est souvent la mesure la plus rassurante pour toute la famille, surtout si votre parent vit seul. Une offre avec détecteur de chute automatique déclenche l’alerte même s’il ne peut pas appuyer sur le bouton. Voir notre comparatif des offres de téléassistance.

Ne pas laisser la peur s’installer

Après une chute, beaucoup de personnes âgées ont peur de retomber et bougent moins. C’est un piège : moins on bouge, plus on perd en force et en équilibre. Encouragez votre parent à rester actif, et parlez-en au médecin, qui peut proposer de la kinésithérapie ou une activité physique adaptée.

Femme assise sur un canapé avec son père âgé, en train de discuter
En parler ensemble, sans dramatiser, aide votre parent à accepter les changements. Photo : Centre for Ageing Better / Unsplash

Pour comprendre comment fonctionne l’alerte automatique et ses limites, lisez notre article détecteur de chute.

4. Pour la suite : les aides à demander

  • Après une hospitalisation : demandez à l’assistante sociale de l’hôpital quelles aides au retour à domicile existent (aide-ménagère temporaire, portage de repas, matériel).
  • L’APA si la perte d’autonomie s’installe : elle peut financer une aide à domicile et la téléassistance. Voir notre article téléassistance et APA.
  • La caisse de retraite : elle propose des aides pour les retraités autonomes, notamment après une hospitalisation.
  • MaPrimeAdapt’ pour adapter le logement : douche, barres d’appui, monte-escalier. Voir notre guide MaPrimeAdapt’.

Si la chute a conduit à une hospitalisation, voir aussi notre guide retour à domicile après une hospitalisation (service Prado, aide ARDH).

Comment en parler avec son parent

Beaucoup de seniors minimisent une chute, par peur de perdre leur indépendance ou d’inquiéter leurs enfants. Évitez les reproches et présentez les changements comme des moyens de rester chez soi plus longtemps, pas comme un début de dépendance. Impliquez-le dans les choix : quel médaillon, où mettre les barres d’appui, quelle lampe.

Questions fréquentes

Mon parent dit que tout va bien, faut-il quand même consulter ?

Oui. Une chute peut avoir une cause médicale qu’il vaut mieux identifier, et certaines blessures, comme après un choc à la tête, n’apparaissent pas tout de suite.

Combien de temps peut-on rester au sol sans risque ?

Le moins longtemps possible. Rester longtemps au sol expose à des complications. C’est l’un des principaux arguments en faveur d’une téléassistance avec détecteur de chute pour une personne qui vit seule.

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